Présentation
Le Fonds Image de la Francophonie soutient le développement, la production ou la postproduction de films et séries (fiction, animation, documentaire) dans les pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie du Sud dits « à revenus faibles ou intermédiaires » dont la liste est mise à jour régulièrement dans le Règlement disponible ici (37 pays éligibles en 2020). Le Fonds est doté d’environ 1 000 000€, alloués par l’OIF. Il peut être abondé par d’autres bailleurs, comme c’est le cas en 2020 du Fonds européen de développement dans le cadre de l’Action CLAP ACP, qui permet de tripler le montant d’aide et de bénéficier en plus d’avantages non financiers.
La dotation du fond est répartie à parts égales entre deux commissions – « Cinéma – fiction » d’une part et « Documentaires / Séries » d’autre part – dont chacune se réunit deux fois par an, soit 4 sessions par an.
A ces financements s’ajoutent des dispositifs d’aide au développement de projets (aides à l’écriture ou à la réécriture de scénarios, rencontres de coproduction, etc.) que l’OIF soutient ou met en œuvre par ailleurs.
Histoire du Fonds
La culture a toujours été au cœur de la mission de l’OIF. L’organisation a en effet vu le jour sous le nom d’Agence de coopération culturelle et technique - ACCT (en 1970) avent de devenir l’Agence internationale de la Francophonie en 1996 puis l’Organisation internationale de la Francophonie en 2006.
Le premier directeur de la culture de l’ACCT fut un cinéaste, Tahar Cheriaa. Ce Tunisien visionnaire, qui avait fondé ou contribué à la fondation de la fédération tunisienne des ciné-clubs, du Fespaco (festival panafricain du cinéma de Ouagadougou) et de la Fepaci (Fédération panafricaine des cinéastes), insista sur la nécessité d’un fonds de soutien au film réservé aux pays francophones du Sud.
Le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud a été créé alors qu’il allait prendre sa retraite en 1988 et a commencé à opérer de façon régulière en 1990.
Tahar Cheriaa
Le site cinéma et images